France 2026 : de la récession à la révolution !

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Mars 2026. Les chiffres tombent et ils sont sans appel : 3,32 millions de chômeurs en catégorie A, soit une hausse de 1,1 % sur un seul mois. Toutes catégories confondues, ce sont près de 6,5 millions de personnes inscrites à France Travail — un plus-haut depuis juillet 2019. La récession n’est plus une hypothèse. Elle est là.

C’est le constat implacable qui s’appuie sur une série d’indicateurs économiques convergents. Le climat des affaires s’effondre à des niveaux inédits depuis février 2021. L’indicateur composite des directeurs d’achat tombe à 47,6 pour la France — en dessous de la barre fatidique des 50, signe d’une contraction de l’activité. Et les services, qui représentent 80 à 85 % de l’économie française, sont en récession plus profonde et plus longue qu’en 2009 ou 2014.

Ce qui aggrave encore le tableau, c’est l’état d’esprit des Français. La confiance des ménages s’est effondrée à des niveaux inférieurs à ceux du Covid-19 et des Gilets jaunes. La peur du chômage et de la perte de pouvoir d’achat domine, pendant que l’inflation repart à la hausse, portée par un baril de Brent autour de 111 dollars et une flambée des matières premières de 31 % sur les marchés internationaux.

La prévision de Marc Touati pour 2026 est sévère : croissance autour de 0,4 %, inflation à 4 %, chômage à 9 %, déficit public à 6 % du PIB. Et en cas de scénario extrême — comparable à ce qu’a vécu la Grèce — c’est une chute du PIB de 10 %, un chômage à 13 % et une ponction sur l’épargne privée qui ne sont pas à exclure.

Le diagnostic est posé : la France est le Titanic, mais l’orchestre joue encore.

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