La France sans budget, mais avec des impôts délirants !

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Cette semaine, la vie politique française a offert un spectacle étonnant – et inquiétant. Alors que l’inflation ronge les foyers et que les ménages sautent des repas, le débat budgétaire 2026 a tourné à la farce : impôt sur les toilettes séparées, taxation des baignoires, de l’eau courante, surtaxe des mètres carrés “de confort”, bonus-malus selon la présence… d’un jardin.

En 1798, on taxait les portes et fenêtres. En 2025, on en est à pénaliser la salle de bain. On appelle ça “moderniser la fiscalité”.

Mais le vrai scandale est ailleurs : toutes ces propositions n’avaient aucune chance d’être votées.
On l’a constaté dès le verdict : la partie recettes du budget 2026 a été rejetée quasi unanimement.

Un seul député a voté pour.
Tous les autres – de la gauche au RN en passant par une partie de la majorité – ont jugé le texte non seulement insuffisant, mais irrecevable.

Cent vingt-cinq heures de débats évaporées ! Le budget repart à zéro, renvoyé au Sénat dans sa version initiale, comme si rien n’avait existé. Le gouvernement tente de sauver la face, parle de compromis, mais chacun a vu l’essentiel : la France n’a plus de budget opérationnel, ni même de récit budgétaire cohérent.

Et 2026 approche.

Quand on n’a plus d’argent, on mobilise les symboles

Faute de recettes crédibles, l’exécutif semble chercher refuge dans un autre registre : l’imaginaire martial. Après le discours sur le “sacrifice des enfants”, voilà désormais un service volontaire, 50 000 jeunes en uniforme d’ici 2035 et l’idée d’une mobilisation civile en cas de conflit.

On évoque même un emprunt obligatoire ciblant les contribuables les plus aisés : 6 milliards d’euros dans un premier jet, peut-être davantage si “la solidarité” ne suit pas. Traduction : si vous ne donnez pas vos enfants, vous donnerez votre argent.

Pendant ce temps, l’inflation “officielle” semble endormie, mais la réalité est tout autre : les ménages modestes subissent une inflation alimentaire qui les oblige parfois à sauter un repas sur trois. On nous dit que “l’inflation est maîtrisée”. Les Français, eux, voient leur fin de mois avancer au 12.

Pendant que la France taxe les baignoires, le monde discute la paix… sans nous

Au même moment, les Etats-Unis, la Russie et l’Ukraine avancent vers un projet de paix en 19 points. CBS et ABC évoquent un accord proche ; les marchés réagissent immédiatement :

  • le pétrole perd -2 % sur la rumeur d’un possible allègement des sanctions ;
  • les taux français se détendent de 4 points sans raison macro particulière ;
  • le CAC reprend +1 % en séance.

Et l’Europe ? Exclue. La France, quant à elle, sera représentée… par l’Allemagne lors des discussions exploratoires. Symbolique cruelle pour un pays qui a financé l’Ukraine sans pouvoir influencer la conclusion.

Pendant ce temps, les enquêtes anticorruption en Ukraine s’accélèrent : perquisition chez le bras droit de Zelenski, anciens ministres en fuite (souvent en Israël), circuits opaques via l’Estonie, soupçons portant non plus sur des millions mais sur 47 à 50 milliards de dollars de détournements cumulés.

Pendant deux ans, nous avons signé les chèques. Aujourd’hui, on découvre où ils ont pu transiter.

La réalité rattrape toujours les budgets : le pétrole, l’électricité et l’IA préparent la facture de 2026

Et c’est ici que tout se recoupe. Car pendant que la France s’enlise dans des impôts fantaisistes, la véritable crise avance : celle de l’énergie.

Lundi, un signal majeur est passé sous les radars. Le WTI est tombé à 57,50 $. Le Brent oscille autour de 62 $, proche de son plancher des 60,50. Les stocks stratégiques américains sont au plus bas depuis les années 80 (autour de 10 % des minima historiques). Le nombre de rigs pétroliers US est en baisse de -15 % en trois ans.

En parallèle, l’IA explose : les Etats-Unis projettent plus de 100 nouveaux data centers, chacun consommant l’équivalent énergétique d’un réacteur nucléaire EPR. Impossible : aucun réacteur ne sera opérationnel avant 2032-2033 aux Etats-Unis ou en Europe.

Résultat : retour au gaz, au fuel… et au pétrole.

Et l’électricité dans tout ça ? Elle est devenue un produit spéculatif, totalement déconnecté de son coût réel. Alors que le nucléaire français produit autour de 60–70 €/MWh, les particuliers paient parfois 200 à 300 €/MWh, car le marché européen fixe le prix… au coût de la dernière centrale appelée, souvent une centrale au gaz.

Autrement dit : nous produisons une électricité bon marché mais nous payons une électricité chère. Et avec l’IA qui réclame des gigawatts pilotables, la facture ne fera qu’augmenter.

En somme, nous vivons dans un pays qui invente des impôts absurdes pendant que son budget s’écroule.
Un pays qui parle de mobilisation nationale faute de pouvoir mobiliser des recettes.
Un pays qui finance l’Ukraine mais reste absent des négociations de paix.
Un pays qui se passionne pour des symboles… tandis que la réalité énergétique prépare une onde de choc.

La vérité est simple : la France n’a pas un problème de baignoires. Elle a un problème de kilowattheures.

Et dans le monde qui arrive, ce ne sont pas les mètres carrés qu’on taxera le plus, ce sera l’électricité.

Et elle sera hors de prix.

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