Marleix : ses révélations sur Alstom avant sa disparition

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L’affaire Alstom, rachetée en 2014 par General Electric, apparaît comme un basculement majeur de la souveraineté française : une entreprise stratégique — pivot du nucléaire, de l’énergie et d’une partie du militaire — passe sous contrôle américain. Pendant que Washington menait une offensive judiciaire implacable contre Alstom, avec arrestation de dirigeants et menace d’amende colossale, la France n’a pas protégé son fleuron malgré les pouvoirs légaux dont elle disposait. Résultat : l’entretien des centrales, les turbines des sous-marins et même le futur porte-avions dépendent désormais des Etats-Unis.

L’enquête aborde ensuite une mécanique trouble : banques d’affaires omniprésentes, notes internes circulant jusqu’à l’Elysée, et un ministre de l’Economie — Emmanuel Macron — présenté comme court-circuitant les procédures habituelles de protection des actifs stratégiques. Plusieurs signaux montrent que la décision de vendre était actée longtemps avant que le gouvernement ne l’admette publiquement. Le rachat d’Alstom s’inscrit d’ailleurs dans une série plus large de ventes d’entreprises essentielles (Technip, Alcatel, Lafarge) qui ont enrichi banques et intermédiaires, mais affaibli l’indépendance technologique et industrielle du pays.

Une interrogation centrale demeure : pour qui travaille réellement le pouvoir politique ? Les bénéficiaires du rachat figurent parmi les soutiens financiers de la campagne d’Emmanuel Macron, créant une zone grise entre intérêt public et intérêts privés. On évoque un « scandale d’Etat », voyant dans cette période une perte massive de souveraineté industrielle et un alignement systématique sur les investisseurs étrangers.
Alstom n’est cependant qu’une petite pièce de cet échiquier géant. Le sujet est en réalité bien plus profond : il questionne une France qui renonce à se protéger quand tous les autres grands pays, eux, défendent jalousement leurs fleurons stratégiques.

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